dimanche 26 juin 2011

ma discothèque idéale (2011) # 02

(sélection spéciale Marche des Fiertés 2011)


006 - Harvey Fierstein a changé le cours de ma vie en 1988 avec le sublime "Torch song trilogy". Depuis, je guette la moindre de ses apparitions, hélas trop rares et indignes de son talent... Il n'y a donc que ce live où il se laisse aller à faire ce qu'il fait de mieux : parler et chanter... C'est outrageusement drôle et émouvant... La BO du film l'est tout autant mais elle est devenue introuvable. Evidemment, depuis, la cause gay a formidablement évolué en occident, les New Yorkais peuvent même se marier depuis le 24 juin 2011... Ce disque est désormais devenu un savoureux document d'humour et de pur entertainment....

007 : Les Flirtations étaient une merveilleuse formation a capella de la fin des années 80. Leur répertoire était généralement composé de standards joyeusement détournés... Certains se souviendront peut être de leur apparition dans le film "Philadelphia". Ils étaient la face joyeuse de la lutte contre le sida (qui ravagea la formation). C'est frais, drôle et ça swingue en diable...


008 : Michael Callen était le leader des Flirtations. Ce double album posthume est une merveille de chansons jazzy-pop tournant autour des thèmes de l'amour, de la famille, du sida, de l'égalité... On est loin des pensums militants... La présence de Fred Hersch au piano n'est évidemment pas étrangère à la réussite de l'ensemble. Sublime.


009 : On dit le monde du jazz particulièrement homophobe. Peut être. Fred Hersch n'en est pas moins un immense pianiste et compositeur. Au moment de choisir un album dans sa longue et passionnante discographie (du moins dans la thématique d'aujourd'hui), j'ai choisi ce disque de duos généralement vendu au profit de la lutte contre le sida. Rien que pour Andy Bey, Janis Siegel, Lee Konitz et Gary Burton, ces "duos" valent amplement le détour. Surveillez le programme des clubs de jazz près de chez vous, Fred Hersch va mieux (il est sorti d'un coma lié au sida) et parcourt de nouveau les clubs du monde entier.

010 : Ouvertement gay et malade du sida, Andy Bey est une des plus émouvantes voix du jazz. Coltrane disait qu'il était son chanteur favori. Cet "American song" totalement composé de standards est sans doute son chef d'oeuvre. Son "Tuesdays in Chinatown" explore un répertoire plus pop avec, en bonus caché, un magnifique "River man" étonnament proche de celui que vous savez...


(...)

Aucun commentaire: